mardi 29 mai 2012

Festin décevant


Que pensez-vous du nouveau Joyeux festin de McDonald’s ?

Mes enfants ne l’ont pas aimé du tout. La minuscule portion de frites les a terriblement déçus, j’ai dû leur acheter une frite supplémentaire pour les rassasier. Et le yogourt aux fraises ? Eh bien, il a fini dans mon frigo. La belle petite cuillère en plastique, emballée dans du plastique, s’est vite retrouvée dans mon bac à recyclage sans même avoir été utilisée.

Mais quand même ! On va au McDo pour manger du junk, peut-on se faire servir du junk. Ce n’est pas comme si on y allait chaque jour ou chaque semaine.

J’avoue par contre qu’il y a un avantage. Mes enfants ont décidé qu’à notre prochaine visite, ils prendraient un trio croquettes pour adulte. Enfin ! Fini le p’tit jouet de mauvaise qualité qui, après avoir traîné des semaines, voire des mois, un peu partout dans la maison, finissait toujours par aboutir dans le bac de recyclage, lui aussi.

Maintenant, il ne me reste plus qu’à convaincre Kinder Surprise de changer le chocolat pour de la caroube !

vendredi 11 mars 2011

En famille

Fée souriante: "Maman, les clémentines sont mal sucrées!"

samedi 19 février 2011

Extrait choisi

Nous pouvons dire tout ce que nous voulons, les gens nous jugent par l'impression que fait sur eux le rayonnement de notre personnalité.

Gestion de la pensée, Daniel Sévigny.

vendredi 11 février 2011

Fragment musical

I came along
I wrote a song for you
And all the things you do
And it was called " Yellow"

Coldplay, Yellow

mercredi 16 juin 2010

Bébé pressé!


Pas encore 7 mois et Milord est déjà à quatre pattes, je sens que je vais bientôt courir...

vendredi 16 avril 2010

Mon dernier né

Milord, le troisième

Parfois tranquille




Souvent bruyant

mardi 21 juillet 2009

De retour avec un petit plus

Enfin de retour. Et oui, j’étais prise au milieu d’un tourbillon de nausées épouvantables, de fatigue extrême et d’une perte de goût pour à peu près tout ce que j’aime. J’ai même eu peur de souffrir de dépression pré-partum (oui, ça existe aussi). Mais voilà avec un peu plus de la moitié du chemin d’accompli (23 semaines), je reprends vie.

Vous aurez deviné, j'attends un bébé. J’ai tellement hésitée avant d’avoir un 3e enfant. Je pensais tout le temps que j’étais trop vieille, trop fatiguée, pas suffisamment en forme et tellement désorganisée. Je changeais d’idée 3 fois par semaine : « oui, je veux un autre bébé, non je n’en veux plus, je n’y arriverai pas, mais dans 5 ans lorsqu’il sera vraiment trop tard, je sais que je vais regretter, alors je veux un 3e bébé. Oh! Puis non, c’est trop épuisant ». Après quelques mois de ce discours, mon mari ne pouvait plus m’entendre, il ne me restait plus qu’à faire le bébé ou à me taire. Je me suis tue durant quelques jours.


Un matin, en laissant Fleur de mai à l’école, je m’arrête, avec Fée souriante, aux Galeries d’Anjou pour m’acheter un café. Il est encore tôt, les magasins sont fermés. J’aime me promener dans le centre commercial presque vide. Il y a les gérants, gérantes, les vendeurs, vendeuses qui s’arrêtent ou non au café avant de commencer leur journée, il y a les concierges qui lavent les vitrines ou balaient les planchers et les membres du club de marche qui se pressent seuls, en couples ou parfois en groupes. Tout est à la fois calme et effervescent, dépendamment où l’on pose notre regard.

Fée souriante aime aussi le centre commercial tôt le matin, elle peut courir loin sans me perdre de vu. Lorsqu’elle sent qu’elle s’éloigne trop, elle s’arrête devant une vitrine fraîchement lavée, elle y colle son nez et ses petites mains et elle regarde les vêtements, les produits beauté ou les bijoux (c’est une vraie fille, celle-là) jusqu’à ce que je la rejoigne. Un matin d’octobre, elle m’attendait devant le H&M, la vitrine des enfants. Des mannequins de petite taille, garçons et filles, habillés de vêtements d’hiver. Et là, la musique d’ambiance s’est faufilée jusqu’à mon oreille :

Puisque c'est toi que j'aime, toi qui manques à ma vie
Si un jour toi aussi, tu sentais que tu m'aimes
Puisque c'est toi que j'aime, toi qui manques à ma vie
On pourrait tous les deux esayer d'être heureux

Cindy Daniel, Sous une pluie d'étoiles

Probablement une chanson d’amour comme il s’en écrit tant, mais ce n’est pas tout à fait ainsi que je l’ai perçue. Elle m’a frappée en plein cœur et les larmes voulaient couler sur mes joues. J’ai réussi à les retenir, j’étais dans un lieu public après tout. Vous pourrez dire que je suis folle, si cela vous chante, mais dans ces mots, c’est mon 3e enfant que j’entendais, celui que je n’étais pas capable d’avoir ou de ne pas avoir comme je l’ai déjà écrit. Quelques semaines après cet événement (si je peux qualifier cet instant d’événement), j’ai choisi de l’avoir.

Il a mis 5 mois avant de décider à se pointer, 5 mois durant lesquels j’ai continué de douter, 5 mois durant lesquels j’étais à la fois soulagée et déçue chaque fois que le cycle reprenait. Ce n’est pas facile une grossesse à 40 ans, peut-être qu’un jour je vous raconterai tout ce qui m’est passé par la tête durant les premiers mois, pas aujourd’hui, je ne peux pas.

C’est un garçon, son papa est très fier et les filles ont bien hâte d’avoir un petit frère. Fleur de mai veut seulement le regarder, alors que Fée souriante veut le prendre dans ses bras, lui donner le biberon et lui changer la couche (je me demande s’il elle changera ses couches à elle aussi, tant qu’à y être).

On essaie de trouver un nom, Fleur de mai veut l’appeler Jack ou Sam (ce qui ne fait pas parti de mes choix), Fée souriante est plus originale, elle a choisi Bébéfleur (je crois qu’à l’adolescence, il nous en voudra terriblement s’il est affublé d’un tel prénom). On arrivera certainement à s’entendre d’ici novembre lorsqu’il nous présentera son bout de nez juste après mes 41 ans.

Peut-être que je suis trop vieille, peut-être que je suis trop fatiguée, pas en forme et complètement désorganisée, mais aujourd’hui, je ne doute presque plus. Je suis de retour, probablement pour peu, car bientôt, je serai prise dans un tourbillon de pleurs, de nuits blanches, de tétés, de couches pleines (en double, celles de Fée et celles de bébé). Mais je suis déjà passée par là (deux fois plutôt qu’une). Ça dure un temps et ensuite on s’amuse avec nos enfants comme lorsque nous étions enfants.


Ce n’est pas facile la grossesse à 40 ans. C’était pourtant ma seule avenue pour éviter, plus tard, les regrets.

Alexandra